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arènes

Dossier IA13001213 réalisé en 1994

Fiche

HISTORIQUE

Il serait difficile de situer exactement le début des jeux taurins à Tarascon. La date de leur première interdiction qui intervient en 1690 est une indication significative de leur ancienneté. Chaque quartier eut un plan de charrettes ou un bouvaou à un moment de son histoire. Outre ces lieux occasionnels, deux enclos ont particulièrement marqué la tradition taurine. L'enclos Tivoli, près du chemin d'Arles et des casernes, construit après 1789 sur un terrain de 3000m2 par le Sieur Lacroix, fut peu à peu aménagé, avec installation d'un toril, de gradins, et de guichets encore visibles dans les vestiges du mur d'enceinte.

En 1883 Stanislas Colombeau installe des arènes rudimentaires sur le boulevard Itam. C'est une clôture faite de traverses de chemin de fer avec trois rangs de planches sur des madriers en guise de gradins. Jean-Louis Rouyre écrit dans La tradition taurine à Tarascon : "Malgré son aspect rudimentaire, ce bouvaou pouvait accueillir 3000 personnes". Le manadier Joseph Durand, propriétaire de la manade Franco-russe, rachète ces arènes en 1900. Il fait démonter les clôtures en bois en 1913 et fait reconstruire l'enclos en ciment armé par l'entreprise Fustier en 1914. La famille Durand conserva les arènes jusqu'à 1972 date à laquelle la municipalité les racheta et les fit restaurer. Les arènes de Tarascon ont présenté de nombreuses novilladas et capeas mais ont des problèmes pour obtenir l'autorisation d'organiser des corridas. Elles accueillent une école taurine pendant les vacances. Outre les jeux camarguais et les corridas, les aficionados tarasconnais apprécient l'abrivado : "L'arrivée des taureaux est une tradition très solide à Tarascon et il serait difficile sinon impossible de la supprimer sans risque de très vives protestations et même d'incidents" (rapport judiciaire du 14/07/1953). Celle du 14 juillet est traditionnellement la plus renommée. Les fêtes de Tarascon, dernier week-end de Juin, sont organisées par la municipalité, les autres manifestations taurines, par le Club Taurin. Il existe un projet de délocalisation des arènes vers la périphérie de la ville.

État actuel : bon.

Entrepreneurs: 1914 : Fustier (Beaucaire).

DESCRIPTION

Situation : les arènes sont construites au centre-ville, à proximité d'un couvent, d'une école et d'une clinique. Le terrain est pentagonal et planté de quelques platanes. Le portail ouvre au nord-ouest, directement sur le boulevard.

Matériaux : béton pour les gradins. Maçonnerie de moellons pour mur d'enceinte et toril.

Structure : les gradins, plus ou moins hauts, s'appuient au mur d'enceinte et dessinent un pentagone suivant la forme du terrain. Le portail est situé vers l'angle nord-ouest. Le toril est installé dans l'espace libre sous les gradins de la tribune sud, la plus haute.

Élévations extérieures :

Élévation nord-ouest : le mur ancien en pierres rejointoyées est coupé vers son extrémité nord par un portail métallique placé entre les piliers anciens. Les guichets sont aménagés dans ce même mur, à côté d'une petite porte qui donne accès à la tribune de la présidence. Deux plaques gravées commémorant, l'une le torero Nimeno II, l'autre les manadiers Durand qui ont vraiment créé ces arènes, sont apposées vers le centre du mur. Un panneau d'affichage est placé vers la partie la plus au sud du mur d'enceinte, à côté de l'entrée des sanitaires qui sont ici extérieurs à l'enclos.

Gradins est, sud et ouest.Gradins est, sud et ouest.

Distribution intérieure : les dimensions de la piste de forme ovoïde sont approximativement de 36x17m. La capacité d'accueil est de 1200 spectateurs. Les cinq sections de tribunes sont composées de quatre rangs de gradins, sauf dans la partie est, où il n'y en a que deux, et au sud, où la plus haute tribune en comporte huit. Le grand portail permet d'accéder aux escaliers situés de part et d'autre et de circuler dans tous les gradins. À l'extrémité de la tribune est, un escalier permet de communiquer avec les gradins sud. Le grand espace libre sous la tribune sud est principalement occupé par l'infirmerie et le toril (seulement accessible par la piste). Cinq platanes sont plantés dans la contre piste dont le mur est équipé d'un marchepied. Les lampes suspendues au-dessus de la piste assurent l'éclairage.

CONCLUSION

Ces arènes bénéficient d'une longue tradition et d'une bonne renommée. Leur situation en centre-ville, responsable de leur structure irrégulière est à la fois un inconvénient mais aussi un atout. En effet la forme originale de la piste réserve aux taureaux de nombreuses querencias ou cantounades, angles où les bêtes sont plus difficiles à combattre, incitant les razeteurs à plus d'audace.

ANNEXES : Élévation nord-ouest(1ère plaque gravée ) :

L'A.T. NIMENO Il À CHRISTIAN

QUI DÉBUTA ICI LE 2310311968

IL NOUS A TOUT DONNÉ ; UN TORO A TOUT REPRIS. Mur d'enceinte et plaques commémoratives.Mur d'enceinte et plaques commémoratives.

(2ème plaque gravée) :

AUX MANADIERS JOSEPH DURAND PÈRE ET FILS

MAINTENEURS PENDANT PLUS D'UN DEMI-SIECLE

DE LA FE DI BlOU À TARASCON

A.T. NIMENO Il.

Parties constituantes non étudiées tribune du public
Dénominations arène
Aire d'étude et canton Bouches-du-Rhône - Tarascon
Adresse Commune : Tarascon
Adresse : Salengro
Cadastre : 1982 K 1926

Malgré la difficulté de situer exactement le début de la tradition taurine à Tarascon, on sait que la première interdiction des jeux taurins date de 1690 (chaque quartier possédait alors son plan de charrettes). Par la suite, deux enclos allaient particulièrement marquer la tradition taurine de la ville : l'Enclos Tivoli, construit après 1789 (simple installation de gradins, toril et guichets) auquel succédera un enclos installé sur le boulevard Itam en 1883 par Stanislas Colombeau. A l'origine, ce second enclos était constitué d'arènes rudimentaires (une clôture formée de traverses de chemin de fer avec rangs de planches sur des madriers en guise de gradins). Le manadier Joseph Durand achète ces arènes en 1900 ; il fait démonter les clôtures en bois en 1913 et reconstruire entièrement l'enclos en ciment armé par l'entreprise Fustier, de Beaucaire, en 1914. La famille Durand conserve ces arènes jusqu'en 1972, date à laquelle la municipalité les rachète et les fait restaurer.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , (détruit)
Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1883, daté par travaux historiques
1914, daté par travaux historiques
Auteur(s) Auteur : Fustier,
Fustier

Entreprise située à Beaucaire.


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entrepreneur, attribution par travaux historiques

Les arènes situées en centre ville sont constituées de gradins plus ou moins hauts, soutenus par le mur d'enceinte. L'élévation nord-ouest est formée d'un mur ancien en pierres rejointées, interrompu par le portail d'entrée permettant d'accéder aux escaliers ; les guichets sont aménagés dans ce mur. Le toril et l'infirmerie sont installés dans l'espace situé sous les gradins de la tribune sud. Deux plaques commémoratives avec inscriptions gravées concernant les manadiers créateurs de ces arènes sont fixées sur le mur nord.

Murs pierre
béton
maçonnerie
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier droit, en maçonnerie
Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents figurés
  • Tri des taureaux dans la manade franco-russe de la famille Durandau début du 20e siècle. Carte postale.

  • Abrivado sur la place du marché, au début du 20e siècle. Carte postale. Photo Blanchin, édition Gournand. Tarascon.

  • Abrivado, le 14 juillet, au début du 20e siècle. Carte postale. Photo Modern, Tarascon.

Bibliographie
  • ROUYRE, Jean-Louis. La tradition taurine à Tarascon. 1988.

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